[Bas-Saint-Laurent, Rimouski] Rikiki Camper
Informations utiles
Van pour 2 personnes
Accepte les chiens
Prix - À partir de 115,00 $ par jour (et non par nuit !) *Location de 3 jours minimum
Inclusion - 200 km par jour, drap, kit de cuisine, kit de nettoyage, assurance de base, assistance routière
Disponible toute l’année !
Notre visite en mai 2026
Cette année, on a eu la chance de reprendre la route avec Rikiki Campers… mais dans un contexte bien différent de notre première expérience. Notre tout premier passage avec eux remontait à mai 2021. À l'époque, j'étais accompagnée de mon ami David et de Guidoune. Depuis, beaucoup de choses ont changé. Il y a eu le décès de Guidoune, l'arrivée de Lexie dans ma vie et, du côté de Rikiki Campers, un changement de propriétaires.
L'entreprise a été reprise par un entrepreneur de la région de Sherbrooke, passionné de ski, de plein air et amoureux de la Gaspésie. Les vans ont changé de mains, mais l'expérience, elle, demeure sensiblement la même. Cette fois-ci, nous avons repris la route à bord du même modèle que lors de notre premier séjour : le petit Promaster décoré de ses petits poissons.
Le départ : récupérer la van à Rimouski
La prise en charge se fait au centre-ville de Rimouski. L'entrée est un peu discrète : une porte située sur le côté d'un bâtiment, derrière un concessionnaire automobile. Mon conseil? Promenez-vous dans le stationnement et cherchez simplement où la van est garée : vous trouverez rapidement.
Lors du check-in, on fait le tour complet du véhicule afin de comprendre son fonctionnement et de vérifier que tout l'équipement est présent. C'est aussi le moment idéal pour poser toutes vos questions.
Avant de partir, assurez-vous d'avoir en main votre permis de conduire ainsi que vos documents d'assurance. Une clause particulière liée à la location du véhicule est nécessaire. Validez directement avec l'équipe lors de votre réservation : selon votre assureur, elle peut souvent être ajoutée gratuitement ou à très faible coût.
Une fois les formalités complétées, il ne reste plus qu'à prendre la route.
Les inclusions du Promaster
Le modèle que nous avons testé est conçu pour deux personnes.
À l'intérieur, on retrouve une banquette arrière qui se transforme en lit double. Une petite table se rabat entre les deux configurations et du rangement est accessible sous la banquette. En mode nuit, il suffit de tirer la structure pour créer le lit. Le matelas, les oreillers et le couvre-matelas sont fournis.
Par rapport à notre expérience de 2021, quelques ajouts sont venus bonifier le confort :
un auvent rétractable installé sur le côté du véhicule;
des chaises de camping;
une lanterne;
À l'arrière, le bloc cuisine comprend :
une glacière (n'oubliez pas d'acheter de la glace);
un petit poêle Martin au propane;
la vaisselle de base;
le nécessaire pour faire la vaisselle;
un grand bidon d'eau potable rempli avant le départ.
Des options supplémentaires peuvent également être ajoutées, comme des sacs de couchage. N'hésitez pas à consulter leur site ou à communiquer avec eux pour vérifier ce qui est inclus selon votre réservation.
L'objectif de Rikiki Campers est vraiment de rendre la van life accessible, même aux gens qui ne sont pas de grands campeurs.
Voyager léger
S'il y a un conseil que je donnerais, c'est celui-ci : apportez le minimum.
L'espace de rangement demeure limité. Privilégiez des sacs souples plutôt que des valises rigides. Des sacs à dos, sacs réutilisables ou sacs en tissu seront beaucoup plus faciles à glisser sous la banquette ou dans les compartiments. Moins on apporte de choses, plus nos sacs sont triés selon leur contenu, plus l'expérience est agréable.
Voyager avec un chien
Cette fois-ci, j'étais seule avec Lexie. Voyager avec un chien demande un peu plus d'organisation.
Guidoune, lors de notre première expérience, restait couchée au sol derrière les sièges lorsqu'on roulait. Avec un petit coussin, elle était parfaitement confortable. Lexie, elle, n'aimait ni le plancher ni le lit déplié pendant la conduite. Elle préférait clairement le siège passager. J'avais donc installé une couverture pour protéger le banc et lui offrir un espace rassurant.
L'idéal demeure toujours une cage adaptée à la taille du chien, placée à l'arrière du véhicule, mais ce n'est pas toujours possible selon le gabarit du chien et l'espace disponible. Chaque chien étant différent, il faut parfois tester différentes configurations.
Les températures : un élément à ne pas sous-estimer
Nous sommes parties au mois de mai. Notre première nuit a atteint près de -5 °C. Avec la condensation et les fenêtres légèrement ouvertes, il faisait suffisamment froid pour que la condensation gèle. J'étais heureuse d'avoir apporté des vêtements chauds, une tuque, des gants et un sac de couchage pour Lexie.
À l'inverse, dès que le soleil frappait la van, l'intérieur se réchauffait rapidement.
Le véhicule est équipé d'un petit ventilateur portatif mais il faut toujours prévoir une stratégie pour garder son chien en sécurité lorsqu'il fait chaud. Ouvrir les fenêtres, créer des courants d'air et éviter de laisser son chien seul deviennent essentiels.
Où dormir?
Pour ce voyage, j'ai choisi de passer la nuit dans deux ZEC : la ZEC du Bas-Saint-Laurent et la ZEC de Cap-Chat. Dans les deux cas, nous avons utilisé leurs terrains de camping rustiques.
Aucun service, pas d'électricité, pas d'eau, pas de réseau cellulaire, aucun branchement. Mais on bénéficie tout de même d'un emplacement officiel. Comme j'étais seule avec Lexie, ça me rassurait davantage que certains sites gratuits de boondocking parfois très fréquentés. Si vous préférez le camping sauvage, plusieurs options existent également. L'important est de toujours respecter les lieux.
Et s'il vous plaît : pratiquez le sans trace. J'ai malheureusement croisé plusieurs endroits souillés par du papier toilette abandonné. Apportez des sacs refermables, conservez vos déchets avec vous et disposez-en correctement dès que possible.
Mon avis après cette deuxième expérience
J'aime toujours autant la vanlife. Mais je réalise qu'avec un chien, surtout lorsqu'on voyage seul, ça demande davantage d'organisation qu'on pourrait le croire.
Il faut prévoir où dormir, avoir quelques plans B, penser à la météo, à l'espace disponible, aux endroits où le chien sera accepté et au manque de réseau cellulaire.
Ça reste néanmoins une façon extraordinaire de voyager.
Jouer aux cartes sous l'auvent, écouter les vagues, regarder un feu de camp, se réveiller au bord d'un lac ou du fleuve… ce sont des moments qu'on oublie difficilement. Ce n'est peut-être pas la forme de voyage la plus spontanée (comme on voudrait le croire!), mais c'est une aventure accessible, immersive et incroyablement enrichissante.
Et surtout, peu importe où vous irez : encouragez les entreprises locales, respectez les lieux que vous traversez et ramassez toujours vos déchets.
Parce qu'on veut tous pouvoir continuer à profiter de ces petits coins de paradis, longtemps encore.
Notre visite en mai 2021
Il y a des voyages qu'on planifie pendant des mois et d'autres où l'on décide simplement de partir, sans trop savoir ce qui nous attend. C'est exactement ce qu'on a fait en mai 2021 en prenant la route à bord d'une van aménagée de Rikiki Camper.
L'idée de pouvoir transporter sa maison avec soi, s'arrêter où l'on veut et modifier son itinéraire au gré de ses envies nous faisait rêver depuis longtemps. Évidemment, la météo avait décidé de mettre notre enthousiasme à l'épreuve : trois jours de pluie étaient annoncés... et trois jours de pluie, c'est exactement ce qu'on a eus.
Et malgré tout, cette escapade demeure l'un de nos plus beaux souvenirs.
La van et ses équipements
La première chose qui nous a surprises, c'est à quel point la van était facile à conduire.
Même sans expérience en vanlife, on prend rapidement confiance derrière le volant. Il s'agissait d'un modèle Nissan NV200 / Promaster City fonctionnant à l'essence ordinaire, compact et beaucoup moins intimidant qu'on pourrait le croire.
Le jour, l'aménagement propose une petite banquette accompagnée d'une table, parfaite pour manger, jouer aux cartes ou simplement s'abriter de la pluie. Un espace de rangement est aménagé sous la banquette pour garder ses effets personnels à portée de main.
Le soir venu, la transformation se fait en quelques minutes seulement : la table se replie, la banquette se déplace et les coussins se réorganisent pour créer un lit double confortable. De petits rideaux permettent également d'ajouter un peu d'intimité.
Pour la vie de tous les jours, tout le nécessaire est fourni : une glacière, un contenant d'eau de 10 litres, un drap contour ainsi que les équipements de cuisine comprenant un rond de poêle au propane, la bonbonne, les ustensiles et les assiettes.
Petit conseil : lors de notre séjour, le réservoir d'eau était vide à la prise du véhicule. Nous avons donc dû trouver un endroit pour le remplir avant de partir à l'aventure. Rien de dramatique, mais c'est un détail à prévoir.
La route et les attraits
L'un des plus grands plaisirs de la vanlife, c'est évidemment la route elle-même.
Et difficile de faire plus mythique au Québec que la route 132 qui longe le fleuve puis contourne la Gaspésie. Les paysages y sont spectaculaires presque sans interruption.
Nous avons particulièrement eu un coup de cœur pour la portion entre Cap-Chat et Grande-Vallée, où les montagnes semblent plonger directement dans le fleuve, ainsi que pour le secteur entre Carleton-sur-Mer et Amqui.
Ce qu'on aime avec une van, c'est qu'on n'est jamais attaché à un seul endroit. On peut décider de poursuivre notre route, de s'arrêter spontanément devant une plage, de visiter un village coup de cœur ou de modifier complètement notre itinéraire selon nos envies du moment.
Le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie regorgent d'activités accessibles en quelques kilomètres seulement. Notre meilleur conseil : prenez le temps de consulter les cartes touristiques de la région avant votre départ. Les possibilités sont presque infinies.
Où dormir en van ?
Trouver un endroit où dormir fait partie intégrante de l'aventure.
Mais avant tout : il est essentiel de respecter les règlements municipaux concernant le stationnement des véhicules aménagés.
Deux grandes options s'offrent généralement aux voyageurs.
Les options payantes
Les campings demeurent, selon nous, la solution la plus simple. Ils permettent d'avoir accès à l'eau, à l'électricité, aux salles de bain et à un environnement sécuritaire. En contrepartie, il faut parfois réserver à l'avance et prévoir certains frais.
Certains hôtels, centres communautaires, églises ou espaces aménagés par les municipalités permettent également de passer la nuit moyennant des frais modestes. Ces endroits offrent souvent des poubelles, des toilettes ou d'autres services appréciables.
On retrouve aussi des stationnements privés proposés sur différentes plateformes. Certaines personnes mettent à disposition une partie de leur terrain ou de leur entrée, ce qui permet parfois de belles rencontres et de précieux conseils de la part des résidents locaux.
Les options gratuites
Si vous connaissez quelqu'un dans la région, vous avez déjà une excellente piste.
Sinon, plusieurs applications recensent les lieux où le boondocking est toléré. Il faut toutefois garder en tête que ces informations évoluent rapidement. Un endroit accessible aujourd'hui peut devenir interdit quelques semaines plus tard.
Et honnêtement, plusieurs des plus beaux endroits sont souvent gardés secrets par les adeptes de vanlife plus expérimentés.
Dans le doute, si vous voyez un numéro de téléphone ou un commerce à proximité, prenez une chance et demandez la permission. Au pire, on vous dira non... et la recherche du spot parfait fera simplement partie de l'aventure.
Notre expérience
C'est au début de l'été que nous avons quitté Montréal pour explorer le Bas-Saint-Laurent et titiller un peu la Gaspésie à bord de notre petite maison sur roues.
Le seul hic ? La pluie.
Trois jours de pluie, d'humidité et de températures avoisinant les cinq degrés.
La vanlife, c'est aussi ça : accepter d'être à la merci des éléments. C'est certain qu'avec du soleil, nous aurions probablement vécu davantage de randonnées et d'aventures extérieures. Nous avons plutôt appris à ralentir, à improviser et à apprécier les moments plus simples.
Nous avions aussi sous-estimé la météo. L'humidité s'est invitée dans la van, la condensation a rapidement fait son apparition et les nuits froides nous ont rappelé l'importance d'être toujours un peu plus prévoyants qu'on le croit nécessaire.
Évidemment, la pluie a compliqué certains plans.
Mais elle nous a aussi offert quelque chose d'assez précieux : le calme.
Les routes étaient désertes. Les endroits où dormir étaient libres. Les attraits étaient tranquilles. Nous avons croisé ici et là quelques autres campeurs sympathiques, le temps d'une courte jasette, sans jamais ressentir l'obligation de socialiser davantage.
On a adoré la liberté de partir sans destination fixe. On a adoré se laver sous la pluie entre les montagnes, seuls au monde. On a apprécié la simplicité des routes du Québec et cette impression de pouvoir changer de plan à n'importe quel moment.
On a un peu chialé sur l'odeur de Guidoune mouillée.
Et pourtant, cette escapade loin d'être parfaite sur papier est restée gravée dans nos cœurs.
Parce qu'au final, la vanlife, ce n'est pas seulement les couchers de soleil parfaits et les photos de rêve. C'est aussi les imprévus, les vêtements humides, les fou rires et les histoires qu'on se raconte encore des années plus tard.
Et c'est exactement pour ça qu'on recommencerait demain matin.